Kinshasa, le 05 février 2026
Du 05 janvier au 05 février 2026, un long mois s'est écoulé depuis l'enlèvement de notre client, le citoyen ONOKOMBA SHAKO Nathanael suivi de sa détention, dès le 12 janvier 2026, au sein de la Prison Militaire de Kinshasa Ndolo.
Au regard du déroulement de sa seule séance d'audition en présence de ses avocats en date du 21 janvier 2026, il n'a été verbalisé que sur ses opinions politiques émises sur les réseaux sociaux au courant du mois de juin 2025 conformément à la liberté d'expression garantie à chaque citoyen.
A ce jour, 744 heures plus tard, force est de constater qu'aucune suite judiciaire n'a été réservée au dossier de notre client, et ce malgré nos répétitives demandes de mise en liberté, le plaçant ainsi dans une situation d'incertitude juridique injustement prolongée alors qu'il est de principe en matière pénale que la liberté est la règle, la détention l'exception.
Eu égard à ce qui précède, nous continuons d'exiger de l'Auditorat Militaire Supérieur de Kinshasa/Gombe à charge du dossier, la libération pure et simple de notre client afin de mettre définitivement fin à la détention injuste et arbitraire dont il fait l'objet.
Néanmoins, si par l'impossible, des faits pénalement repréhensibles venaient à être mis à sa charge, justifiant ainsi sa détention préventive, nous exigeons la saisine diligente de son juge naturel devant lequel, suivant une procédure publique et contradictoire, son affaire sera instruite et jugée en toute impartialité.
Son maintien en détention ce jour ne saurait constituer rien d'autre qu'une violation manifeste des droits fondamentaux que lui garantissent la Constitution, les Lois et les Instruments Juridiques Internationaux auxquels a adhéré la République Démocratique du Congo.
Pour le Collectif des Avocats du Citoyen ONOKOMBA SHAKO Nathanael,
Me Godefroy MWANABWATO
Me Néhémie WANDJA
Avocats




